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Déclaration de conformité de la signature électronique au Canada

La signature électronique est-elle légale au Canada ? Quelles sont les principales lois qui régissent les signatures électroniques ?

Les signatures électroniques sont légales au Canada et sont principalement régies par la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (« LPRPDE ») et la Loi uniforme sur le commerce électronique du Canada (c’est-à-dire la réglementation sur les signatures électroniques sécurisées, « LUCCE ») promulguées par le gouvernement fédéral. En outre, différentes lois provinciales canadiennes ont des exigences spécifiques différentes pour les signatures électroniques.

Quels types de signatures électroniques sont reconnus au Canada ? Quelles sont leurs exigences respectives ?

Le Canada reconnaît deux types de signatures électroniques, à savoir les signatures électroniques et les signatures électroniques sécurisées.

  1. Signature électronique

Une signature électronique est généralement toute forme de représentation électronique qui peut être liée ou jointe à un document, comme une signature dactylographiée ou une signature manuscrite numérisée. Quel que soit le type de signature électronique, elle doit toujours remplir la fonction de base d’une signature et doit :

  • garantir que la personne qui signe le document peut être associée à la signature électronique ;

  • communiquer l’intention de la personne de signer le document ; et

  • prouver le consentement à être lié par le contenu du document.

La signature électronique par défaut de eSginGlobal peut répondre aux exigences du Canada en matière de signatures électroniques

  1. Signature électronique sécurisée

Une signature électronique sécurisée est un type de signature électronique plus sûr, qui est une signature numérique basée sur une technologie de chiffrement asymétrique. Elle s’appuie sur une infrastructure à clé publique (ICP) pour gérer les clés privées associées et les certificats de validation publics, et n’est généralement requise que dans des cas spécifiques stipulés dans diverses réglementations provinciales et fédérales.

Conformément à la réglementation sur les signatures électroniques sécurisées, une signature électronique sécurisée doit contenir un certificat de signature numérique qui :

  • Identifie l’autorité de certification qui a émis le certificat et est signé numériquement par cette autorité de certification ;

  • Identifie ou peut être utilisé pour identifier la personne ;

  • Contient la clé publique de la personne ;

  • L’autorité de certification est une personne ou une entité qui émet des certificats de signature numérique.

Au Canada, quels sont les cas d’utilisation spécifiques qui nécessitent une signature électronique sécurisée ?

Les scénarios suivants, entre autres, nécessitent l’utilisation d’une signature électronique sécurisée :

  • Documents utilisés comme preuve ou justificatif (voir la partie 2, section 36 de la LPRPDE) ;

  • Sceaux (voir la partie 2, section 39 de la LPRPDE) ;

  • Documents originaux (voir la partie 2, section 42 de la LPRPDE) ;

  • Déclarations faites sous serment (voir la partie 2, section 44 de la LPRPDE) ;

  • Déclarations attestant de la véracité (voir la partie 2, section 45 de la LPRPDE) ;

  • Signatures de témoins (voir la partie 2, section 46 de la LPRPDE).

Outre ce qui précède, d’autres lois provinciales et fédérales peuvent exiger l’utilisation de signatures électroniques sécurisées dans des cas spécifiques. Dans d’autres lois fédérales ou provinciales, les documents qui nécessitent le plus souvent une signature électronique sécurisée pour être signés électroniquement sont les déclarations statutaires et les affidavits.

Au Canada, dans quels cas une signature traditionnelle est-elle généralement requise ?

Les exigences relatives aux cas d’utilisation des signatures électroniques traditionnelles varient d’une région à l’autre du Canada :

1. Fédéral

La LPRPDE ne contient pas de liste de cas d’utilisation nécessitant une signature traditionnelle, car ses règles en matière de signature électronique ne s’appliquent qu’à un petit nombre de dispositions législatives fédérales énumérées à l’annexe 2 ou 3 de la LPRPDE. Par conséquent, toute exigence de signature en vertu d’une loi fédérale qui ne figure pas à l’annexe 2 ou 3 de la LPRPDE doit être satisfaite par une signature manuscrite, à moins qu’une autre loi ne prévoie l’autorisation d’une signature électronique ou que la loi ne prévoie pas de méthode d’exécution.

2. Provincial

Certaines lois provinciales excluent certains types de documents et de transactions de la portée des documents qui peuvent être signés électroniquement. Les exclusions spécifiques sont les suivantes :

La loi de l’Ontario n’autorise pas l’utilisation de signatures électroniques pour :

  • Les testaments

  • Les fiducies créées par testament

  • Les procurations, dans la mesure où elles concernent les affaires financières ou les soins personnels d’une personne

  • Les effets négociables

  • Les documents prescrits ou appartenant à une catégorie prescrite (pas encore de règlement)

  • Les documents de propriété, sauf s’ils s’appliquent aux contrats de transport de marchandises.

La loi de la Colombie-Britannique n’autorise pas l’utilisation de signatures électroniques pour :

  • Les testaments ;

  • Les fiducies créées par testament ;

  • Les procurations, dans la mesure où elles concernent les affaires financières ou les soins personnels d’une personne ;

  • Les documents qui créent ou transfèrent un intérêt foncier et qui doivent être enregistrés pour être opposables aux tiers ;

  • Les autres dispositions, exigences, informations ou enregistrements prescrits par règlement (pas encore de règlement) ; et

  • Les effets négociables ou les documents de propriété, sauf s’ils peuvent être liés au transport de marchandises.

La Colombie-Britannique est devenue la première province à autoriser les testaments électroniques, qui peuvent être signés et stockés numériquement et qui ont la même reconnaissance que les testaments physiques.

La loi de l’Alberta n’autorise pas l’utilisation de signatures électroniques pour :

  • Les testaments ;

  • Les fiducies créées par testament ou par testament ;

  • Les procurations durables en vertu de la « Power of Attorney Act » ;

  • Les directives personnelles en vertu de la « Personal Directives Act » ;

  • Les documents qui créent ou transfèrent un intérêt foncier, y compris les intérêts miniers et minéraux ;

  • Les garanties fournies en vertu de la « Guarantees Acknowledgment Act » ;

  • Les effets négociables ;

  • Les dossiers qui sont prescrits d’une autre manière, ou qui appartiennent à une catégorie de dossiers qui est prescrite d’une autre manière, comme étant des dossiers ou une catégorie de dossiers auxquels la présente loi ne s’applique pas ;

  • Les documents de propriété, à l’exception des contrats liés au transport de marchandises.

La L.P.C., le C.c.Q. et toute autre loi provinciale du Québec peuvent exiger l’utilisation d’un support spécifique (par exemple, un document papier) ou d’autres formalités (par exemple, un acte notarié signé avec un notaire québécois) comme condition de validité. Par exemple, la L.P.C. stipule que les documents suivants doivent être rédigés sur papier si le commerçant et le consommateur sont présents et si le commerçant propose de conclure un tel contrat avant la transaction :

  • Contrats conclus par un commerçant itinérant

  • Contrats de crédit

  • Les contrats comprennent une option régulière d’achat de biens loués

  • Contrats de vente et contrats de location à long terme de voitures ou de motos d’occasion

  • Contrats liés aux droits d’hébergement à temps partagé

  • Contrats de services à exécution successive impliquant de l’encadrement, de la formation ou de l’assistance

  • Contrats de services conclus avec un studio de conditionnement physique

  • Contrats de services à exécution successive impliquant la prestation de services à distance

  • Contrats de services de règlement de dettes

Le C.c.Q. stipule que les contrats suivants (et peut-être d’autres) doivent être notariés selon une procédure notariale spécifique :

  • Contrats de mariage

  • Testaments

  • Déclarations de copropriété

  • Mandats de protection et procurations

  • Dans le cas d’une subrogation, un acte de prêt ou une quittance

  • Hypothèque en faveur d’un mandataire hypothécaire, sauf s’il s’agit d’une hypothèque mobilière livrée

De nombreux documents qui nécessitent la signature d’un notaire seront autorisés à être signés à distance dans des circonstances particulières, à la discrétion du notaire.

Autres provinces et territoires

La loi sur le commerce électronique et l’information du Manitoba stipule uniquement que les effets négociables, y compris les documents de propriété transférables, ne peuvent pas être signés électroniquement.

Toutes les autres réglementations provinciales et territoriales de l’ UECA n’autorisent pas les signatures électroniques pour les éléments suivants :

  • Les testaments

  • Les fiducies créées par testament

  • Les procurations, dans la mesure où elles concernent les affaires financières

  • Les actes de délégation et de notaire

★ Clause de non-responsabilité :

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Dernière mise à jour :2026-02-10

Déclaration de conformité de la signature électronique au Canada
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