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Le cloud computing est inévitable : le déploiement hybride et l'architecture actif-actif remodèlent les services de signature électronique

Shunfang
2026-02-11
3min
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Le développement des services de signature électronique est inextricablement lié aux transformations plus vastes du cloud computing. Alors que tous les secteurs recherchent l’agilité, l’évolutivité et la résilience, le marché de la signature numérique connaît une transformation structurelle. Au cœur de cette transformation se trouve une exigence stratégique : l’adoption de modèles cloud avec des déploiements hybrides et des architectures actif-actif. Le dernier rapport de Forrester Consulting commandé par OneSpan, intitulé « The State of E-Signature Deployments », souligne que ces changements architecturaux remodèlent fondamentalement le paysage de l’industrie.

Selon l’enquête menée par ce rapport auprès de plus de 300 décideurs informatiques et commerciaux à l’échelle mondiale, 84 % des personnes interrogées considèrent que la migration des flux de travail de signature électronique vers le cloud est une priorité absolue. Ce chiffre est non seulement élevé, mais aussi significatif. Il y a quelques années à peine, le déploiement entièrement sur site était encore la norme pour des secteurs tels que les services financiers, les administrations publiques et la santé, où la conformité et la souveraineté des données dominaient les décisions. Aujourd’hui, les besoins réels brisent les préférences traditionnelles.

Le changement n’est pas un but en soi, mais il est motivé par la performance, la continuité des activités et l’expérience client. L’étude révèle en outre que 88 % des entreprises mettent en œuvre ou évaluent des modèles de déploiement hybrides. Le modèle hybride offre un double avantage : il répond aux exigences régionales de résidence des données tout en tirant parti de l’évolutivité et de la facilité de gestion des systèmes de cloud computing. Pour les multinationales qui traitent des données clients sensibles dans plusieurs juridictions, la souveraineté numérique n’est pas seulement un mot à la mode, mais une nécessité commerciale. Le cloud hybride permet de stocker les données et d’exécuter les signatures localement ou dans un cloud régional, tout en assurant l’orchestration des services et la commodité via un cloud public.

Mais l’infrastructure seule ne suffit pas à définir la réactivité. Les entreprises reconnaissent de plus en plus la nécessité d’une haute disponibilité et d’une continuité opérationnelle. L’architecture actif-actif, qui consiste à exécuter des systèmes identiques en parallèle dans différents lieux, est devenue un pilier de la fiabilité des systèmes de signature électronique modernes. Les modèles traditionnels de reprise après sinistre reposent souvent sur des opérations manuelles ou des systèmes de secours, ce qui peut entraîner des interruptions de service pendant la transition. L’architecture actif-actif permet une commutation de transaction automatique, instantanée et transparente pour les utilisateurs.

Le rapport indique que 78 % des organisations interrogées considèrent le temps de fonctionnement et la performance du système comme des indicateurs clés d’une plateforme de signature électronique. Ce n’est pas surprenant. Dans l’économie mondialisée actuelle, la demande de signature, de scellement et de stockage de documents se mesure en secondes, et les retards ou l’indisponibilité du système se traduisent par des risques commerciaux. Qu’il s’agisse de l’intégration de clients, de la signature de contrats ou de l’approbation de prêts, les retards dans le processus de signature peuvent entraîner une perte de revenus, une rupture de contrat ou une perte de confiance des clients.

Cependant, la voie de la modernisation du cloud n’est pas uniforme. Le rapport reflète également des différences régionales : sur les marchés européens où la protection des données est strictement réglementée par des réglementations telles que le RGPD et Schrems II, 92 % des organisations envisagent d’adopter un modèle hybride, ce qui est bien supérieur aux 81 % en Amérique du Nord. Ce contraste montre que, dans l’écosystème de la signature électronique, les décisions relatives à l’infrastructure ne sont pas seulement des choix techniques, mais sont également fortement influencées par l’environnement réglementaire.

Une autre observation commerciale concerne la manière dont les entreprises évaluent les fournisseurs potentiels de signatures numériques. Les critères d’évaluation ne se limitent plus aux fonctionnalités ou au prix, mais l’architecture du système, en particulier la flexibilité du déploiement cloud et les garanties de disponibilité, est devenue un élément essentiel. Le rapport indique que 75 % des entreprises considèrent la flexibilité de l’architecture comme « très importante » ou « essentielle » dans le choix d’un fournisseur.

Cette tendance reflète un changement plus large dans les stratégies d’achat des entreprises : la sécurité, la conformité et la continuité des activités sont désormais des sujets de discussion au niveau du conseil d’administration. Les décideurs encouragent l’alignement des choix technologiques sur les objectifs stratégiques. Par conséquent, les fournisseurs capables de proposer des conceptions d’architecture hybrides et actif-actif bénéficient d’un avantage concurrentiel significatif. Ils offrent non seulement un logiciel, mais aussi une garantie.

Prenons l’exemple de la nouvelle architecture de confiance de OneSpan. Comme le mentionne brièvement le rapport, cette architecture s’aligne sur le modèle actif-actif tout en offrant aux clients un contrôle précis sur la résidence des données. En combinant des services de confiance centralisés tels que l’authentification et la gestion des clés avec le traitement distribué des données, le système assure la conformité sans sacrifier la résilience et la flexibilité. Ce type d’infrastructure est à la fois un argument de vente, un facteur de différenciation et une stratégie de conformité.

À l’avenir, cette tendance aura des implications plus larges. Avec la numérisation d’un plus grand nombre de processus métier (des prêts hypothécaires aux demandes d’assurance en passant par les contrats de travail), la demande d’exécution de documents en temps réel continuera de croître. Les systèmes doivent non seulement évoluer avec la croissance de l’entreprise, mais aussi se conformer aux politiques locales de traitement des données. Le point de rencontre entre la flexibilité du cloud computing et l’application de la conformité deviendra le champ de bataille où se joueront les futurs vainqueurs de l’industrie.

Il convient toutefois de mentionner un paradoxe auquel sont confrontés certains responsables informatiques : la migration des systèmes vers le cloud est sans aucun doute une nécessité stratégique, mais la gestion efficace de la complexité d’une architecture hybride actif-actif nécessite une orchestration minutieuse du système. Il ne s’agit pas d’une simple migration, mais d’une restructuration de l’architecture. De nombreux environnements de signature électronique traditionnels ne sont pas conçus pour le traitement distribué, la réplication à faible latence ou les zones de disponibilité continue. Les organisations doivent planifier les processus d’intégration, effectuer des tests de latence, réaliser des audits de conformité et renforcer les mécanismes de sécurité interrégionaux.

En outre, le passage à une architecture actif-actif n’est pas seulement un défi technique, mais pose également de nouvelles exigences en matière de préparation organisationnelle. Les équipes informatiques doivent surveiller de manière proactive les environnements d’exploitation multisites, s’assurer de la cohérence des opérations de chiffrement entre les différents nœuds et coordonner la réponse aux incidents dans les différentes régions. Cela signifie que les organisations doivent investir davantage dans les outils d’observabilité natifs du cloud, les pratiques DevSecOps et les cadres de gouvernance de la confiance zéro.

Qu’est-ce que cela signifie pour le paysage des fournisseurs de signatures numériques ? Le marché connaîtra une consolidation et une spécialisation. Les fournisseurs qui ne peuvent pas offrir un temps de fonctionnement vérifiable ou des modèles de déploiement flexibles seront marginalisés. D’autre part, la coopération entre les fournisseurs de services cloud à très grande échelle et les plateformes de signature électronique s’intensifiera afin de fournir conjointement des zones de conformité géographique, des modèles d’authentification fédérée et des services de confiance intégrés.

En résumé, l’ère du « cloud optionnel » pour les services de signature électronique est révolue. La question n’est plus de savoir s’il faut migrer, mais comment migrer. Le rapport Forrester indique clairement que le déploiement hybride et l’architecture actif-actif ne sont pas des configurations marginales, mais des principes de conception fondamentaux pour les plateformes de signature électronique de nouvelle génération. Pour les entreprises, les adopter ne consiste pas seulement à assurer le fonctionnement continu du système, mais aussi à défendre la confiance des clients dans une économie axée sur le numérique.

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Shunfang
Responsable de la gestion des produits chez eSignGlobal, un leader chevronné avec une vaste expérience internationale dans l'industrie de la signature électronique. Suivez mon LinkedIn
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