


Dans ce monde de plus en plus dématérialisé, la nécessité de méthodes sûres et efficaces pour signer des documents a conduit à l’adoption généralisée des signatures électroniques. Pour les entreprises et les particuliers opérant en Inde, la légalité de ces alternatives numériques aux signatures manuscrites est une question cruciale. Alors, la question la plus importante est la suivante : les signatures électroniques sont-elles légales en Inde ?
La réponse courte est oui : les signatures électroniques sont légales en Inde. Cependant, pour bien comprendre leur statut juridique, il faut se plonger dans les lois indiennes, en particulier la loi de 2000 sur les technologies de l’information (Information Technology Act, 2000) et ses amendements au fil des ans.
La principale loi régissant les signatures électroniques en Inde est la loi de 2000 sur les technologies de l’information (IT Act). Cette loi reconnaît les enregistrements électroniques et les signatures numériques, leur conférant la même valeur juridique que les enregistrements papier traditionnels et les signatures manuscrites, sous réserve de certaines conditions.
L’article 3 de la loi IT Act couvre les signatures numériques et garantit leur validité juridique lorsqu’elles répondent aux exigences de sécurité et de vérification prescrites. Un amendement par l’article 3A de la loi a étendu la portée pour inclure une définition plus large de « signature électronique » (un terme qui englobe diverses technologies numériques au-delà de l’infrastructure à clé publique). Selon l’article 3A :
« Une signature électronique est considérée comme fiable si… elle est propre à l’abonné, capable d’identifier cet abonné et sous le contrôle exclusif de cette personne au moment de la signature. »
Ces dispositions garantissent que les signatures électroniques sont sécurisées, vérifiables et juridiquement exécutoires.

En vertu de la loi IT Act, l’Inde reconnaît deux types de signatures électroniques :
Certificats de signature numérique (DSC) : délivrés par des autorités de certification (CA) agréées par le contrôleur des autorités de certification (CCA) en Inde. Les DSC utilisent des systèmes de chiffrement asymétriques et sont largement utilisés pour les services de dépôt électronique du gouvernement (tels que le ministère des Affaires corporatives et le service des impôts sur le revenu).
Services eSign : introduits et soutenus par le gouvernement par le biais du contrôleur des autorités de certification, eSign est un service de signature électronique basé sur Aadhaar. Il permet aux résidents indiens de signer des formulaires et des documents en ligne à l’aide de leur identité Aadhaar unique.
Il est essentiel de s’assurer que la solution de signature utilisée correspond à l’un de ces types pour garantir sa force exécutoire devant les tribunaux et dans les procédures légales.
Bien que les signatures électroniques aient une validité juridique, certaines classes d’instruments et d’accords sont exclues. Conformément à l’annexe 1 de la loi IT Act, les enregistrements et signatures électroniques ne s’appliquent pas aux instruments suivants :
Ces exceptions découlent principalement de la nature formelle de ces documents et des exigences de contrôle rigoureuses.
Les signatures électroniques conformes à la loi IT Act ont la même valeur juridique que les signatures manuscrites en vertu de la loi indienne sur la preuve de 1872. Les tribunaux, les arbitres et les organismes de réglementation acceptent les enregistrements électroniques, y compris les documents signés numériquement, comme preuve, à condition que l’authenticité du processus de signature puisse être prouvée.
Pour répondre aux normes de preuve acceptables, la signature doit :

Les signatures électroniques et les signatures numériques sont largement utilisées dans divers secteurs en Inde :
Tout cela améliore l’efficacité opérationnelle, réduit la paperasse et accélère le traitement des services essentiels.

Pour garantir que les signatures électroniques sont juridiquement valides et sécurisées, elles doivent être délivrées par des autorités de certification (CA) agréées par le contrôleur des autorités de certification (CCA) en Inde. Les CA courants en Inde incluent eMudhra, NSDL et Sify. Ces entités garantissent le respect des normes strictes d’infrastructure à clé publique (PKI) de l’Inde.
De plus, le respect des directives d’authentification électronique (eAuthentication Guidelines) publiées par le ministère de l’Électronique et des Technologies de l’information (maintenant sous MeitY) est essentiel pour garantir la sécurité et l’authenticité des processus de signature numérique.
De nombreuses plateformes mondiales de signature électronique telles que DocuSign et Adobe Sign sont utilisées en Inde. Cependant, pour avoir une validité juridique, ces plateformes doivent se conformer aux exigences de l’infrastructure de signature numérique indienne. En particulier, lorsque ces plateformes intègrent des fonctionnalités Aadhaar e-KYC ou sont approuvées par des autorités de certification, leurs signatures électroniques sont reconnues par la loi indienne.
Il est important que les utilisateurs fassent la distinction entre les « signatures électroniques simples » (telles que la saisie d’un nom dans une application) et les signatures électroniques entièrement conformes à la loi indienne (c’est-à-dire celles prises en charge par des certificats numériques délivrés par des CA locaux). Seules ces dernières ont une pleine valeur juridique et sont susceptibles d’être admises comme preuve en cas de litige juridique.
Pour les Indiens non résidents (NRI), les sociétés multinationales ou les entités menant des activités dans plusieurs juridictions, y compris l’Inde, il est essentiel de vérifier la conformité locale des logiciels de signature électronique. Cela garantit que les documents signés électroniquement sont juridiquement valides, exécutoires et exempts d’incertitudes juridiques.
Oui, les signatures électroniques sont légales en Inde, à condition qu’elles soient conformes aux dispositions de la loi de 2000 sur les technologies de l’information. Pour les contrats et les documents couverts par cette loi, les signatures électroniques sécurisées et bien certifiées sont non seulement juridiquement valables, mais également fortement encouragées dans l’environnement numérique actuel.
Cependant, les particuliers et les entreprises doivent également être conscients des exceptions où les signatures électroniques ne sont pas applicables et s’assurer que les plateformes eSign utilisées sont conformes aux réglementations locales.

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