


Les signatures numériques sont devenues un élément indispensable de l’infrastructure numérique moderne, en particulier pour garantir l’authenticité et l’intégrité des documents électroniques. Dans les systèmes juridiques du monde entier, y compris dans les juridictions locales d’Asie, d’Europe et d’Amérique, les signatures numériques sont considérées comme ayant une force exécutoire et sont largement utilisées dans les contrats, les demandes gouvernementales et les transactions commerciales. Cependant, malgré l’adoption généralisée des signatures numériques et leur base cryptographique fiable, elles n’englobent pas tous les aspects de la sécurité électronique. Alors, quelle fonctionnalité les signatures numériques ne fournissent-elles PAS ?
Comprenons ce que sont les signatures numériques, les fonctionnalités qu’elles offrent et, surtout, celles qu’elles n’offrent pas.

Une signature numérique est un mécanisme mathématique utilisé pour valider l’authenticité et l’intégrité d’un message ou d’un document numérique. Lorsqu’un expéditeur signe un document avec une signature numérique, cela garantit au destinataire que le message a bien été envoyé par lui (authentification), qu’il n’a pas été altéré pendant la transmission (intégrité) et que le signataire ne peut pas nier l’avoir signé (non-répudiation).
Conformément aux réglementations locales, telles que l’ESIGN Act (Electronic Signatures in Global and National Commerce Act) aux États-Unis, le règlement eIDAS de l’UE ou la loi singapourienne sur la protection des données personnelles (PDPA), les signatures numériques ont la même valeur juridique que les signatures manuscrites. Cette reconnaissance juridique a considérablement facilité leur utilisation dans le droit des contrats, les formulaires électroniques et les opérations commerciales internationales.
Mais même les outils les plus sécurisés ont leurs limites.
Pour comprendre ce que les signatures numériques n’offrent pas, il est nécessaire de revoir d’abord ce qu’elles offrent :
Les signatures numériques peuvent confirmer l’identité du signataire. À l’aide d’une paire de clés publique et privée, l’expéditeur chiffre le message avec sa clé privée, et le destinataire peut utiliser la clé publique correspondante pour vérifier la signature et confirmer l’authenticité de la source du message.
Les signatures numériques garantissent que le contenu du document n’a pas été modifié après sa signature. Même si un seul octet du document est modifié, la vérification de la signature échouera, signalant ainsi une éventuelle altération des données.
Une fois qu’un document a été signé à l’aide de la clé privée d’un utilisateur, le signataire ne peut pas nier avoir signé le document. Cela permet d’éviter le déni fallacieux d’une action numérique.
Ces caractéristiques sont essentielles au respect des réglementations locales et constituent un élément clé des stratégies de transformation numérique dans les secteurs public et privé.
Bien que les signatures numériques offrent l’authentification, l’intégrité et la non-répudiation, elles ne fournissent pas intrinsèquement la « confidentialité ».
Comprenons cela plus en détail :
La confidentialité signifie que seules les parties autorisées peuvent lire ou accéder à des informations spécifiques. Bien que le chiffrement et les signatures numériques relèvent tous deux de la cryptographie à clé publique, leurs objectifs sont différents. Les signatures numériques garantissent que le document n’a pas été modifié et qu’il provient bien du signataire, mais elles n’empêchent pas les autres de consulter le contenu du document.
En bref : un document peut être signé numériquement de manière officielle et sécurisée, mais toute personne qui met la main sur ce document peut en consulter le contenu.
Voici quelques scénarios réels où le fait de ne pas protéger la confidentialité peut entraîner des problèmes :
Bien que les signatures numériques et le chiffrement utilisent des algorithmes cryptographiques similaires, les deux sont conçus à des fins très différentes. Voici une comparaison entre les deux :
| Caractéristique | Signature numérique | Chiffrement |
|---|---|---|
| Objectif | Vérifier l’identité et l’intégrité des données | Empêcher la lecture du contenu |
| Utilise-t-il des clés publiques et privées ? | Oui | Oui |
| Fournit-il la confidentialité ? | Non | Oui |
| Fournit-il la non-répudiation ? | Oui | Non (ne la fournit pas intrinsèquement) |
Dans la pratique, les deux sont souvent utilisés ensemble pour une communication sécurisée. Un document peut d’abord être signé numériquement, puis chiffré, afin de réaliser à la fois l’authentification et la confidentialité du contenu.
Les réglementations locales mettent de plus en plus l’accent sur des mécanismes de protection plus solides pour les communications numériques. Par exemple :
Lors de la construction de systèmes conformes, il est essentiel de préciser que les signatures numériques à elles seules ne répondent pas à toutes les exigences en matière de confidentialité et de protection des données.
Les signatures numériques jouent un rôle essentiel dans la vérification de l’identité, le maintien de l’intégrité des données et la prévention du déni d’opération. Cependant, les signatures numériques ne sont pas en soi une solution universelle pour protéger les données sensibles, car elles ne fournissent pas la confidentialité.
Lors du traitement de documents contenant des informations personnelles, financières ou exclusives, une simple signature numérique ne suffit pas à empêcher l’accès non autorisé. C’est là que la technologie de chiffrement (souvent utilisée en conjonction avec les signatures numériques) devient particulièrement importante.
À une époque où les réglementations en matière de confidentialité et les menaces de cybersécurité sont de plus en plus strictes, la connaissance des limites des outils numériques utilisés permet de construire des mécanismes de communication et de traitement des données plus robustes, conformes et sécurisés.
Veillez à consulter les lois locales ou les directives spécifiques de votre secteur d’activité pour concevoir un système de sécurité de bout en bout, en utilisant à la fois des signatures numériques et des technologies de chiffrement si nécessaire. Cette double stratégie de protection améliore non seulement la sécurité, mais contribue également à garantir que vous êtes conforme aux exigences réglementaires de votre juridiction.
En comprenant le rôle des signatures numériques (et ce qu’elles ne peuvent pas faire), vous pouvez protéger plus efficacement vos processus numériques.
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